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Le maërl des Glénan |
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Des îlots |
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A Concarneau on se souvient de ces grands tas de sable blanc et de maërl qui encore au début des années 70 encombraient le quai Pénéroff face à la Ville close. Sur ces petites montagnes de "grossil" comme on les appelait, les enfants et les plus grands y récupéraient coquilles Saint Jacques, praires, palourdes roses et oursins qui piquaient les doigts. Chaque année le Syndicat d'Initiative, lors de son Assemblée Générale, dénonçait ces dépôts disgracieux portant atteinte au développement du tourisme. Personne ne les mettaient en cause demandant simplement qu'on les déplacent dans l'arrière port à l'abri des regards des touristes. Depuis les pouvoirs publics ont été interpellés car ces extractions nuiraient à l'environnement de l'archipel. Dès la fin du 18ème siècle le propriétaire des îles, Alain de
Kernafflen, s'était intéressé à ce maërl d'une belle couleur rouge qu'il
perd d'ailleurs aussitôt sorti de la mer. Dans des fours, en le
chauffant, il voulait le transformer en chaux mais son projet n'aboutira
pas. A ces arguments les professionnels de l'extraction et de la transformation travaillant dans l'archipel ont mis en valeur les qualités du maërl dans le traitement de l'eau. En France 50 départements ont ainsi recours au maërl des Glénan pour rendre l'eau potable ou pour le traitement dans les stations d‘épuration. Mais cet "or blanc" est également réclamé pour les amendements et la fabrication de nombreux produits cosmétiques, dans l‘alimentation, dans les litières pour chat ...
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