|
|
|
|
|
De Mogador à Essaouira |
|
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour certains Mogdoul serait une déformation de Mac Donald, un médecin écossais qui aurait soigné la population après le naufrage de son bateau. Pour le remercier, à sa mort, la population en aurait fait un saint
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'île Màgador. C'est par elle que l'histoire commence. On l'appelle la Grande île mais aussi l'île du Pharaon |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Sur
l’île Mogador des fouilles ont attesté de la présence les phéniciens
7 siècles avant J.C. Ils y avaient établi un comptoir après la
fondation de Carthage. Après le départ des romains les îles Purpuraires tombe dans l’oubli et c’est seulement plusieurs siècles plus tard que les portugais s’y intéressent. Partis à la découverte du monde et de l'Afrique noire en particulier ils font de Mogador leur base avancée et en 1506 y construisent de nouvelles fortifications. Pour assurer la sécurité de ses bateaux qui mouillent à l’abri de l'île Mogador le roi du Portugal, en 1506, fait construire un fort, à terre face à l‘île, là ou vraisemblablement quelques années plus tard on construira la skala du port. Cent vingt ans plus tard, en 1626, le cardinal de Richelieu, pour la France, demande au Chevalier Isaac de Rasily d’occuper l’île, une affaire qui n’aura pas de suite car la position semble trop difficile à tenir. Viendront également les espagnols avant que le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah décide de faire de Mogador le grand port commercial de son pays, au milieu du 18ème siècle. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Il y a seulement quelques années près du tombeau du marabout coulait encore une eau considérée comme bénite et on venait se baigner sans sa source. A côté dans le petit cimetière les femmes se recueillaient sur la tombe de "Monsieur rend service". Un jour des chercheurs de trésors en pillant sa tombe auraient trouvé deux grands bocaux... vides! |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour André Jodin qui a écrit "Mogador comptoir phénicien" le mot migdol ou mogdoul en phénicien se traduirait par fort, fortification, tandis que souira, essaouira serait un diminutif de sour, muraille en arabe. Mogador et Essaouira aurait donc la même signification, de défense, protection et longtemps les habitants utilisèrent indifféremment l'une ou l'autre appellation Mogador étant néanmoins le nom administratif. En 1956 à l'indépendance du Maroc la ville prit officiellement le nom d'Essaouira |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Au bout de la plage, construit par les portugais, Borj el Barroud finit de se disloquer |
Le sultan confie les
plans et la construction à un architecte français, Cornut
l’avignonais, qui appartient à la tradition Vauban. Après avoir
construit les fortifications du Roussillon sous Louis XV, pendant
3ans à partir de 1760 il réalise les défenses du nouveau port et la
kasbah aux rues rectilignes, entourées de remparts, s‘inspirant de
St Malo.
Pour assurer le
développement de son nouveau port Sidi Mohamed Ben Abdallah confie
les postes de responsabilités à des juifs qui recevront le titre de
« Négociants du Sultan » leur assurant de nombreux privilèges comme
celui du négoce du blé interdit aux musulmans. Ils serviront
également d’ intermédiaires entre le pouvoir et les représentants
consulaires qui sont tous désormais réunis dans la kasbah aux côtés
des courtiers. |
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour protéger le port contre les tribus hostiles
et assurer la sécurité des bateaux de commerce plusieurs batteries
sont aménagées |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Malgré l’absence de quais Mogador devient le principal port marocain de la côte atlantique. Les cargos jettent l'ancre dans la baie, à l'abri de l'ile Mogador, et c’est à bord de canots à rames que les cargaisons rejoignent le rivage. Au milieu du 19ème siècle le port est à son apogée et chaque année, en septembre, une caravane quitte Mogador pour Tombouctou, un voyage de plus de deux mois qui réunit quelques 2000 dromadaires portant chacun 150 kilos de marchandises. En cours de route plusieurs autres milliers d’animaux se joignent à la caravane. En une quinzaine d'étapes elle rejoignait le sud du Sahara et à chacune d'entre elles fêtes et moussems célébraient son passage. Mogador était devenu « le port de Tombouctou » |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Au début du 20ème siècle, dans la médina, la population de 20.000 habitants se partageait à égalité entre juifs et musulmans |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Au 19ème siècle le commerce caravanier était intense avec Tombouctou pour principal carrefour. Les caravanes rejoignaient Mogador chargées d’ivoire, plumes d’autruche, esclaves, or, argent… et retournaient au sud du Sahara avec «de la toile, des cotonnades, des soieries, du fer, de l’acier, de l’encens, du corail, du girofle, de la mercerie, de la poterie, des verres et tout ce qui vient du pays des chrétiens" | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2 siècles durant juifs, musulmans et européens |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dès la fin du 16ème siècle des esclaves noirs travaillaient dans une sucrerie le long de l'oued Ksob (l'oued du roseau) qui se jette dans la baie d'Essaouira |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| u | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pendant des années Mogador restera le plus grand port marocain ouvert au commerce extérieur. Le déclin commence au début du 20ème siècle. Handicapé par ses eaux peu profondes et ne pouvant pas recevoir les cargos de plus en plus grands il est supplanté par Agadir, Safi, Casa, Tanger. Essaouira n'a plus aujourd'hui d'activités commerciales maritimes exceptée la pêche. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Un bombardement |
|||||||||
|
L'ILE MOGADOR |
|||||||||
|
Au 19ème siècle le Maroc ayant refusé d'expulser le "révolté" algérien Abdel Kader qui s'est réfugié à la frontière entre les 2 pays la France décide d'une intervention militaire. Après le bombardement de Tanger, le 14 août 1844 l’île Mogador essuie à son tour le feu des canons de la flottille française placée sous le commandement de l’amiral Prince de Joinville. La défense marocaine rapidement anéantie |
|||||||||
|
|
|||||||||
|
Une prison |
|||||||||
|
Révolté contre le Sultan Tahar Ben Souleiman et ses hommes est emprisonné sur l'île Mogador en 1897. Sur un hectare, entourée d'un haut mur d'enceinte une prison a spécialement été construite pour eux. Enchaînés par 10 les prisonniers y dorment à la belle étoile. Après quelques mois de détention, en creusant un tunnel sous le mur d'enceinte, ils réussiront à s'échapper mais la plupart se noieront avant d'atteindre le rivage. ("Si Mogador était contée" - editionseddif@yahoo.fr ) |
|||||||||
![]() |
|||||||||
|
|
||||||||
|
L'accueil des pèlerins de retour de la Mecque posait au Maroc de véritables problèmes sanitaires. A partir de 1874 tous les passagers des bateaux revenant de la ville sainte devaient subir une quarantaine avant de retrouver leurs familles. L'ile Mogador était choisie pour être le lazaret du pays |
|||||||||
|
LE PROTECTORAT FRANCAIS |
![]() |
||
|
Tandis que des tribus s’insurgent contre son autorité le sultan Moulay Hafid réclame l‘aide de La France. Elle arrive en courant et le 30 mars 1912 est signé le Traité du Protectorat. Cette signature déclenche de violents combats parmi la population, particulièrement à Fès. Résident général au Maroc pendant 13 ans Hubert Lyautey considérera que le protectorat n’était qu’un état transitoire devant inéluctablement aboutir à l’indépendance du Maroc.
Après la deuxième guerre mondiale le sultan
Sidi Mohammed réclamera l’émancipation de son pays avec trop
d'insistance pour les français qui l'arrêteront avec son fils Hassan
pour un exil de deux ans en Corse puis à Madagascar. |
|||
|
L'avenue du Chayla. Depuis l'indépendance elle s'appelle Place Moulay Hassan. Sur la droite Le Café de France a gardé son charme début du 20ème siècle. |
|||
![]() |
|||
|
Devenu roi Mohamed V dans son discours du trône soulignera que l'indépendance du Maroc "ne doit pas signifier un relâchement des liens avec la France car l'amitié des deux pays est solidement enracinée et remonte loin dans l'histoire" |
|||
|
Le Maréchal Lyautey et le jeune sultan |
|
|
VILLE DU VENT - Cité des alizés Ni clim ni chauffage. A Essaouira il ne fait jamais froid ni jamais trop chaud, les températures oscillant entre 13 et 28 degrés. La présence de la mer y est pour quelque chose (l’air est toujours très humide), mais aussi le vent, les alizés - le cherki comme on l'appelle ici. Il souffle pendant six mois à partir de la fin de l’hiver, du nord-est, quelques fois avec force - 6-7-8. Ils ont fait d’Essaouira la ville des alizés, la ville du vent désormais recherchée par les amateurs de planche à voile et de kit surf. Chaque année Essaouira accueille une étape de la coupe du monde de la spécialité. La température de la mer varie entre 16° et 20°. Lorsque dans la baie les conditions ne sont pas favorables pour les sports de glisse deux autres spots également réputés sont disponibles à 25 kms : Sidi Kaouki, dans le sud et Moulay Bouzerktoune au nord sur la route de Safi, un site plus spécialement réservé aux surfeurs avertis |
|||
|
En 1921 Mogador est classée « station thalassothérapique ». Dans le rapport du Docteur Bouveret, médecin chef de l’hopital, on peut lire : "Pendant l ’été les vents alizés soufflent avec régularité et parfois même violence de 9h du matin à 6 ou 7 heures du soir. Les vents arrivent sur la ville, particulièrement au Mellah, (le quartier juif) plus rapproché des récifs chargés d’émanations salines qui pénètrent jusque l’intérieur des maisons. Les soirées et les nuits sont généralement calmes mais très fraîches".Le médecin déconseille Mogador à ceux qui sont atteints de "tuberculose pulmonaire, asthmatiques, arthritiques et rhumatisants" par contre "tous les déprimés, surmenés, nerveux, les convalescents de maladies aigues trouveront ici le stimulant nécessaire au rétablissement de leur santé" |
A la fin du 19ème siècle le commerce avec l’Allemagne est en pleine progression et le consulat allemand réalisa à ses frais une station météorologique, la première au Maroc. Les équipements furent installés sur la tour sud de la skala du port ou les mesures sont toujours faites. |
|||
| La plage et le vent | |||||||
|
Essaouira s'est développée long de la plage de sable très fin, orientée sud-ouest, protégée de la houle par l'île Mogador. Elle bénéficie du label « pavillon bleu » pour la qualité de ses eaux de baignades. Pendant la saison elle est nettoyée tous les jours et des surveillant-sauveteurs assurent la sécurité et rappellent ceux qui s'éloignent un peu trop du bord. Le danger est néanmoins limité car cette plage, comme le reste de la ville est presque plate et pour avoir de l'eau jusqu'à la taille il faut s'avancer assez loin en mer. Les enfants jouent donc dans quelques centimètres d'eau sans vraiment nager. Cette faible profondeur permet un apprentissage aisé aux sports de glisse, planche à voile et kitesurf grandes spécialités d'Essaouira |
![]() |
||||||
|
|
|||||||
|
|
|||||||
|
|
|||||||
|
Au bout de la plage les chameaux |
|||||||
|
|
Des golfs derrière les dunes |
|||||
|
De l’autre côté de la baie, face à la médina entre le petit village de Diabat et le Cap Sim et son champ d'éoliennes, derrière ces dunes, se construit "Mogador-Essaouira" une ses 6 nouvelles stations touristiques prévues au Maroc par le plan Azur. Commencée en octobre 2005 elle devrait proposer - en 2010 ou 2011 -10.000 lits supplémentaires. Plusieurs hôtels, des résidences hôtelières, des villas, 2 golfs 18 trous dessinés par Gary Player seront réalisés pour cette opération immobilière "à destination notamment des familles «Family Chic», dans le cadre plus général d’une station balnéaire de charme avec une forte préoccupation pour l’environnement, autour d'un concept Nature et Culture". Un des atouts de ce programme, la proximité de l’aéroport international à quelques 10 minutes seulement de l‘ensemble touristique. Un vol direct Royal Air Maroc relie Paris et Essaouira. |
||||||
|
![]() |
||||||
| L'hôtel des Iles construit en 1947. A côté de la médina il a gardé sa facade et des chambres en "motel" autour de la piscine mais son confort est désormais celui d'un 4 étoiles |
"L’été a amené à Mogador de nombreuses familles, fuyant la chaleur, attirés par la fraîcheur de notre climat, sont arrivés à Mogador. Il est probable que l’affluence serait plus considérable encore si l’industrie hôtelière offrait aux étrangers de passage le confort indispensable à la vie moderne". C'était en 1920. Il faudra attendre encore longtemps, les années 90, pour qu' Essaouira dispose de ce parc hôtelier constitué d'hôtels mais également de nombreux riads et chambres d'hôtes. |
|||||
|
LE PORT DE PECHE |
||||||||||
![]() |
|
![]() |
||||||||
| En 1969
l'allongement de la jetée principale ne suffira pas à rendre son
importance commerciale au port d'Essaouira car dans le chenal
d'entrée la hauteur d'eau dépasse difficilement 2m. Trop peu pour
les navires de commerce et le trafic ne cessera de décliner avant de
cesser complètement au début des années 80. C'est donc avec la pêche, au début des années 50 que l'ancienne Mogador joue une nouvelle carte maritime. Le port est souvent plein comme un œuf mais les tonnages restent faibles. La construction navale traditionnelle et la réparation restent très actifs. |
|
![]() |
||||||||
|
Jusqu'à la fin des années 70 des milliers de sacs de grains transitaient par le port. C'était le terrain de jeu des enfants qui se cachaient entre les sacs de blé, d’orge, de maïs, d'amandes, de gousses de vanille. Ils trompaient quelques fois la vigilance du gardien pour les percer et faire le plein de maïs qu’ils faisaient griller. |
||||||||||
|
|
||
|
Le port est animé par les chalutiers qui font 2 à 3 jours de mer. Chalutiers d'Essaouira mais aussi d'autres ports qui viennent y débarquer leur pêche. Pour une bonne part leurs poissons sont aussitôt transportés par camion jusqu'à Casablanca ou ils sont vendus. Les gros sardiniers (une vingtaine d'hommes à bord) travaillent la nuit entre mai et novembre. Les barques également et le matin les sardines et les anchois qui passent du bord au quai dans des paniers en osier est un spectacle haut en couleur. Les autres barques partent le matin de bonne heure pour relever leurs filets, leurs casiers, leurs palangres ou pêcher à la ligne. Ils vendent directement leur pêche ou par l'intermédiaire de la criée. |
||
|
Orson Welles tourne Othello |
|
||||
|
En voyage au Maroc Orson Welles, 34 ans, tombe sous le charme de Mogador. Deux ans plus tard, en 1949, il y revient pour tourner des extérieurs de son film Othello, un chef d'œuvre qui obtiendra la palme d’or au Festival de Cannes en 1952. Le réalisateur avait voulu que son film porte les couleurs du Maroc ce qui n'était pas du goût des autorités françaises qui dirigeaient les affaires pendant le Protectorat. |
|
||||
| Essaouira a donné son nom a un square à l’abri des remparts de la médina qu’il fréquenta pendant de longs mois mais Orson Welles n' est jamais revenu sur les lieux du tournage d'Othello | |||||
|
Des centaines de souiris joueront les figurants et la population se souvient encore de ce colosse qui mangeait des gâteaux aux amandes achetés à la pâtisserie Driss. Orson Welles fréquentait également le bar de l’Hôtel des Iles ou il fumait ses cigares en buvant du cognac. De temps en temps on l'apercevait au cinéma Scala le long des remparts |
|||||
| La plage, le port, la médina et les remparts d'Essaouira serviront de décors pour d'autres films : Les films tournés à Essaouira | |||||
|
Les hippies fument... |
|
C’était à la fin des années 60. Qu’est-ce qui les avait amené à Essaouira? Certains évoquent que les nuits de transes animées par les Gnaouas auraient pu attirer artistes et intellectuels dans cette ville que le sociologue Georges Lapassade a décrite comme "une ville très étrange, comme perdue, oubliée, loin de tout... C'est sans doute pour cela qu'elle était devenue un haut lieu de la contre - culture hippie dont le Living Theater était d'ailleurs l'une des composantes. Les hippies étaient présents partout dans la ville et ils n'étaient pas isolés. Ils ornaient les chambres et les hôtels populaires de fresques dans le style dit "psychédélique" caractéristique de cette époque…" Eric Biétry-Rivierre écrit par ailleurs « Jimi, sa bande et celle du Living se rencontrèrent au moins une nuit et fumèrent sûrement pas mal. Le lendemain, Jimi s'essaya à la marqueterie, s'acheta une djellaba, lut dans sa chambre des poésies. Et s'en retourna, reprenant les airs le 5 ou le 6 août pour préparer Woodstock…De ce voyage, pas une photo, pas d'enregistrement. Uniquement des rumeurs aussitôt cristallisées dans une légende de plus en plus riche. Elle attirerait Cat Stevens, Margaret Trudeau, Paul Simon, Paul McCartney, Led Zeppelin, les Rita Mitsouko..."
|
|
|
Sans la venue de Jimi Hendrix l’histoire en serait peut être restée là mais on dit qu'il serait allé à Diabat et qu'il aurait eu sous les yeux Dar Sultan, le palais du sultan qui disparait peu à peu sous le sable. Il n'a pourtant pas composé "Castle Made of Sand" à Essaouira ou il n'a vraisemblablement passé que quelques heures mais la légende n'est pas prête de s'éteindre. A Diabat les deux cafés portent son nom et dans la médina on peut encore quelques fois apercevoir un poster du chanteur... |
|
||||
|
|
||||||
|
|
||||||
L'arganier des berbères
|
L’arganier est l’arbre caractéristique du sud ouest du Maroc depuis Essaouira sur une étroite bande du littoral puis dans la vallée du Souss entre Taroudant et Agadir. A quelques exception près on ne le trouve pas ailleurs dans le monde. Il sert de bois de chauffage, de nourriture pour les animaux mais depuis quelques années cet arbre aux formes étranges et aux branches tourmentées alimente également une économie locale, celle de l’huile d’argan obtenue en pressant ses fruits. De couleur dorée elle est utilisée pour la cuisine mais de plus en plus en cosmétique, savon, crème solaire, shampoing... |
![]() |
|
|
(c) yvon Lachèvre - 2010