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essamog.fr
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Lorsque qu’en 1764 le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah décide de construire Mogador c’est d’abord un port qu’il veut développer pour assurer le commerce de son pays, en particulier avec l’Europe mais sans doute aussi pour punir Agadir qui au sud conteste son autorité. |
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| Pour la défense de ce port il fait appel à un architecte français, Théodore Cornut à l’époque à la solde des Britanniques de Gibraltar. Cornut l’avignonais, formé à l’école de Vauban, avait été employé par Louis XV à la construction des fortifications du Roussillon dans le sud de la France. C’est sur ce modèle qu’il va assurer la protection de la nouvelle ville en construisant des remparts percés de portes du côté de la terre et flanquée de bastions armés de canons face à la mer. Derrière ces fortifications à la Vauban la médina qui se construira peu à peu sera conçue à l’européenne avec des rues rectilignes se coupant à angles droits |
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Au milieu du 19ème siècle 80% des échanges s’effectuent avec la Grande Bretagne. Ses bateaux apportent sucre, bougies, cotonnades et reprennent la mer chargés de grains, orge, maïs, peaux de chèvres et de moutons, amandes, huiles et raisins secs, ivoire, plumes d’autruche, esclaves souvent arrivés de l’Afrique noire. Le 17 mars 1877 une caravane de 650 chameaux venant de Tombouctou arrivait à Mogador. Il en sera ainsi jusqu’à la fin du XIX° siècle. Chaque année, en septembre une grande caravane part de Mogador pour Tombouctou. Un voyage de 60 à 70 jours qui réunit jusqu’à 2000 dromadaires portant chacun 150 kilos de marchandises. En cours de route plusieurs autres milliers de dromadaires se joindront à la caravane et seront en partis vendus sur place pour éviter de revenir à vide. Mogador est surnommé le port de Tombouctou. |
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Juifs Arabes Européens |
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Derrière ses remparts la médina se développe au rythme du port, le niveau de vie variant en fonction du trafic portuaire "les habitants ne vivent que de commerce mais la vie est très bon marché et les produits sont amenés constamment en grande quantité par les caravanes". Les habitants sont arabes, berbères, juifs, européens souvent venus à la demande du Sultan fondateur de Mogador. Pour assurer le développement de son nouveau port il a commencé par fermer la côte sud aux marchands européens et les courtiers, les consulats, installés à Safi ou Agadir, doivent déménager pour s'installer dans la nouvelle ville qui détient l’exclusivité des activités maritimes. Pour organiser le commerce et développer les relations avec l’Europe le Sultan attire des juifs de tous le pays. Certains seront honorés du titre de « marchand royal » et bénéficieront de privilèges économiques et politiques considérables. Leur communauté va se développer et longtemps à Mogador les juifs seront presque aussi nombreux que les musulmans. Au 19ème siècle la population de la médina ne dépassera pas 20.000 habitants et en 1926 un des premiers recensement fait état de 18.518 habitants dont 9870 musulmans, 7830 juifs et 818 français. |
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Dès le milieu du 19ème siècle il est envisagé de développer le port en construisant des quais mais le projet trop onéreux est abandonné et c’est seulement en 1916, sous le protectorat français, que commencent les travaux. Deux jetées de 300m de long et des quais pour l’accostage et amarrage des bateaux seront achevés en 1923. A l’entrée du port la profondeur, à marée basse, est de 1m50 et de 1m seulement entre les quais, hauteur d’eau insuffisante pour des bateaux de commerce de plus en plus gros. L’administration française fera le choix de développer les ports de Casablanca, Tanger et Agadir au détriment de celui d’Essaouira. En 1925 305 navires toucheront le port mais le déclin est amorcé et malgré les travaux entrepris en 1969 (allongement de la jetée principale et creusement du chenal) Essaouira depuis 1982 n’a plus d’activités commerciales.
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C’est à cette époque que l’activité pêche commence à se développer d’abord avec quelques barques et 3 sardiniers seulement qui vendent leur poisson à Marrakech..
A Essaouira la construction et
l'entretien des bateaux en bois reste une activité importante
et les charpentiers de marine perpétuent leurs techniques
traditionnelles. |
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Les canots équipés de moteurs hors bord quittent le port le matin pour revenir dans l'après midi. Ils pêchent au filet, à la palangre, à la ligne et quelques uns au filet tournant pour la sardine. Le débarquement de la pêche est un spectacle toujours haut en couleurs |
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