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Essaouira

 

Le pont de la rivière ksob entre Diabat et Essouira

       
         

Diabat est un tout petit village au bout de la plage d’Essaouira. Il a cependant acquis une certaine notoriété grâce aux hippies. Bien avant qu’ils n’arrivent, pour traverser l’oued Ksob (l’oued de la canne), à une centaine de mètres en contre bas de la mosquée, on empruntait un joli pont en pierres. Constitué de 18 arches , long de 400 m il avait été construit sur les plans de l’ingénieur-architecte Marie mais il ne résistera qu’une dizaine d’années. En 1927, c’était le 21 novembre, pendant la nuit il fut emporté par une crue de l’oued qui fit par ailleurs de nombreux autres dégâts.

Un pont en terre le remplacera avant que plus en amont, sur la route d’Agadir, ne soit construit le "Pont rose" toujours en service aujourd’hui. En 2010 Diabat retrouvera un "vrai" pont, en béton mais aux formes élégantes. Il permettra aux touristes de la nouvelle station Mogador-Essaouira de rejoindre la médina en quelques minutes.

    la mosquée de Diabat  
   

Le village de Diabat se réveille chaque mois d'avril. Les regraga, descendants des 7 saints,  premiers convertis à l'Islam au Maroc, y passent quelques heures lors de leur daour annuel au cours duquel ils font étape dans leurs  44 sanctuaires. Ici les femmes préparent pour les pèlerins d'immenses tagines de couscous

 
 
 
 

Les ruines du vieux pont avant de faire place au nouveau, à gauche sous le minaret

 

 

Au cours des siècles l’oued Ksob a plusieurs fois modifié son parcours. A une époque il se serait jeté dans la mer au nord de la médina, vers Bab Doukkala. Aujourd’hui il la retrouve à hauteur de Diabat passant devant Dar Sutane mais il y a longtemps il se terminait un peu plus au sud, derrière le palais du Sultan, à hauteur de Borj el oued, également appelé Borj el baroud… qui en fit les frais. Ce fortin construit par le Sultan créateur d’Essaouira, Sidi Mohamed Ben Abdallah, s’est en effet effondré pendant l’hiver 1856 lors d’une crue de la rivière.
C’est sans doute à cette époque là que les alluvions déposée par l’oued avaient formé un chemin menant jusqu’à l’île Mogador. Les anciens ont raconté que les habitants de Diabat pouvaient à pieds mener paître leurs chèvres et moutons sur l’île. Pendant le Protectorat les français avaient imaginé construire à ce niveau un pont pour relier Mogador au continent.

  borj el baroud disloqué sur la plage

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(c) yvon Lachèvre 2010