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La plage d'Essaouira
la ville du vent

 
 
 
        

Que l’on arrive du nord, venant de Casablanca-Safi, de l’ouest, de Marrakech, ou du sud, d’Agadir, Essaouira n’a qu’une entrée, au bout de sa plage, une longue plage de sable très fin qui se prolonge jusqu’à la médina. Une grande plage qui en 2010 pour la 6ème année consécutive  s’est vue décerner le « pavillon bleu ». Ainsi pendant la saison elle est nettoyée tous les jours et des surveillant-sauveteurs assurent la sécurité. Reconnaissables avec leurs tshirts jaunes fluo, leurs shorts, leurs casquettes rouges ils sont équipés de sifflets pour attirer l’attention des enfants qui voudraient s’éloigner un peu trop du bord. Le danger est néanmoins réduit car cette plage est presque plate et pour avoir de l’eau jusqu’à la taille il faut s’avancer assez loin en mer. Conséquence les enfants s'amusent sur le bord dans quelques centimètres d’eau, sans vraiment nager tandis que souvent les adultes restent sur la plage car à Essaouira la mer n’est pas toujours très chaude.

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Seule la partie Ouest de la plage est aménagée. Au niveau du phare la plage prolonge la dune. Dromadaires et chevaux attendent des passagers pour la ballade.

   
     
 
 


La cité des alizés

Ni clim ni chauffage. A Essaouira il ne fait jamais froid ni jamais trop chaud. Entre l’hiver et l’été les températures oscillent entre 13 et 28 degrés. La présence de la mer y est pour quelque chose mais aussi le vent, les alizés - le cherki - qui soufflent du nord-est. Ils ont donné son slogan à Essaouira : la ville des alizés, la ville du vent et Essaouira est devenue un spot recherché par les amateurs de planche à voile et de kitesurf. Chaque année Essaouira accueille une étape du championnat du monde de la spécialité.

Le vent souffle régulièrement force 4-5-6-7-8 de mars à septembre et lorsque dans la baie les conditions ne sont pas favorables deux autres spots également réputés sont disponibles à 25 kms : Sidi Kaouki, dans le sud et Moulay Bouzerktoune au nord sur la route de Safi, un site plus spécialement réservé aux surfeurs avertis.

Ce vent qui fait le bonheur des amateurs de glisse n’est cependant pas toujours apprécié des souiris, les habitants, car la plage est régulièrement impraticable. Le vent soufflant dans le sens de la longueur fait s’envoler le sable très fin, comme dans un désert, et les vagues rendent la mer dangereuse. Dans la ville nouvelle ou les rues ne sont pas encore toutes goudronnées le vent froid lève le sable et la poussière. Et ces jours de grand vent la djélaba avec capuche relevée sur la tête est la ténue idéale.

 

 

(c) lachevre yvon - 2010