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Essaouira

 

Météo d'Essaouira

 

 La plage d'Essaouira après les tempêtes d'hiver

Mars 2009 - L’hiver 2008-2009 aura au Maroc été particulièrement pluvieux, y compris à Essaouira. De mémoire de souiri il faut remonter à une trentaine d’années en arrière pour retrouver autant de pluie. Conséquence, en ce début du mois de mars la campagne est verdoyante. Celle entre Marrakech et Essaouira qui ressemblait depuis longtemps à un désert rocailleux est toute verte avec de nombreuses taches de couleurs que donnent les fleurs sauvages. Il en est ainsi à travers tout le Royaume.

Autre caractéristique de cet hiver exceptionnel, la violence des tempêtes. Le spectacle des vagues de l’atlantique venant s’écraser sur les rochers devant les remparts de la skala était quelques fois superbes. Mais de l’autre côté de la médina la plage a beaucoup souffert. Certains jours elle ressemblait à un vrai champ de bataille tellement la mer l’avait retournée. Les parasols, les chaises longues se retrouvaient pèle mèle mais surtout en haut de cette longue plage le sable perdait régulièrement de son épaisseur. En haut de la plage il manque aujourd’hui plus d’un mètre par rapport à l’été dernier et tout au bout, du côté de l’oued Ksob, la dune a perdu plus de 3 mètres de haut.

L’une des conséquences de ce déplacement du sable fait que la plage est encore plus plate qu’avant. Et lorsque les coefficients de marée sont importants la mer monte plus haut, jusqu’au mur de la corniche c'est à dire que la plage à marée haute disparaît alors totalement sous la mer.

La plage est maintenant nettoyée, peu à peu la nature va faire son œuvre, le sable reviendra sans doute lentement ou à l’occasion d’une prochaine tempête mais on se souviendra longtemps de cet hiver « exceptionnel »

 
   

 

Octobre 2008 - Le Ramadan s’est terminé sous la pluie. Quelques gouttes seulement à Essaouira mais de fortes précipitations quelques kilomètres à l’intérieur des terres. Une bonne partie de cette eau ruisselant sur des terres durcies par des mois de sécheresse s’est retrouvée dans la mer empruntant l’oued Ksob qui marque la frontière sud de la longue plage d’Essaouira, à hauteur du borj el barroud.

Avec la pluie des tonnes de déchets, des branches de bois, des bambous, des crottes de chèvres et de moutons se sont ainsi retrouvés dans la baie et déposés sur le sable qui n’en avait pas supporté autant depuis bien longtemps. Le Chalet de la plage qui n'est pourtant pas né de la dernière pluie n'en a pas gardé le souvenir! 

Aussitôt quelques hommes avisés ont fait le tri pour récupérer les branchages, faire des petits tas qu’ils ont ensuite transporté, sur leur dos ou dans une petite charrette, jusqu’aux acheteurs et grands consommateurs de bois : les boulangers pour cuire leurs pains et les hammams pour chauffer l’eau.


Devant le Chalet de la plage un tapis de branchages