|
|
essamog.fr |
|
|
Les juifs d'Essaouira Mogador |
|
La communauté juive honore |
![]() |
|
| Mai 2011 -
Pendant 3 jours plusieurs centaines de juifs,
la plupart originaires de Mogador, se sont retrouvés pour la hiloula
annuelle honorant leur saint Rabbi Nessim Ben Nessim à Aït Bayoud, un
village situé à 60 km d’Essaouira.
Les participants venus d’Europe, d’Amérique du Nord et du Maroc, ont participé le dimanche à une cérémonie religieuse en présence du gouverneur de la province d’Essaouira. Nabil Kharroubi. Le président de la communauté juive d'Agadir et le président des lieux saints du Sud Maroc, Simon Lévy. ont soulignés à cette occasion les liens profonds qui les lient au Maroc. |
||
|
Les juifs honorent leur saint d'Essaouira Rabi Haim Pinto |
|||
![]() |
|||
|
Septembre 2009 - Rencontrer des hommes habillés en noir et portant la kippah n’est pas rare dans les ruelles de la médina d’Essaouira mais à la mi septembre chaque année les juifs sont beaucoup plus nombreux, venus participer à la hiloula, le pèlerinage d’un de leur saint, Rabbi Haim Pinto, du 11 au 14 septembre Ils sont cette année quelques 1000 pèlerins à avoir fait le déplacement en avion spécial venus du monde entier, de France, d’Israël, d’Argentine, du Bresil, du Mexique, des Etats-Unis, du Canada…«et nous serions beaucoup plus nombreux si les infrastructures le permettaient » ajoutent mes interlocuteurs qui se disent particulièrement heureux de l’accueil qui leur est réservé par les autorités mais également par la population qui souvent remplace le traditionnel «soyez le bienvenu » par un shalom amical. Le Maroc et plus particulièrement Mogador Essaouira a une longue tradition de coexistence pacifique entre les communautés juives et musulmanes. A Mogador c’est le sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah qui au milieu du 18ème siècle fait appel aux marchands juifs lors de la création de la ville pour développer les relations commerciales de son nouveau port de commerce, particulièrement avec l‘Europe. En accueillant les pèlerins le Gouverneur de la Province d’Essaouira a pu ainsi déclarer que ce rassemblement religieux « nous permet de renouer avec ce que nous avons de commun, notre patrimoine et notre histoire qui ont été façonnés par nos ancêtres des siècles durant »Au début des années 1950, deux siècles après la naissance de Mogador, les descendants des pionniers juifs composaient la moitié de la population aux côtés des musulmans. Ils travaillaient alors essentiellement dans le commerce et dans l’artisanat, celui de la bijouterie en particulier ayant l‘exclusivité de la vente des métaux précieux. La grande majorité d’entre eux vivaient dans le mellah, dans la partie nord de la médina, qu’ils abandonneront pour rejoindre Israël lors de sa création ou quelques années plus tard après l’indépendance du Maroc. Essaouira la tolérante garde la mémoire de cette époque ou le vendredi était le jour des mosquées, le samedi celui des synagogues, et le dimanche celui des français qui se partageaient entre l’église et le Café de France. |
|||
|
La tombe de Rabbi Haim Pinto dans le cimetière juif d'Essaouira |
|||
|
|
|||
|
|
|||