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Renouveau d'Essaouira par les festivals |
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Il y a 40 ans le sociologue Georges Lapassade publiait "Une Ville à vendre". En découvrant Essaouira il avait trouvé "un petit port de pêche, une ville qui meurt lentement… Il semble que se réalise ainsi lentement la fin d’apocalypse : un cataclysme détruira la ville un jour de fête. Parce qu’elle a trop fait la fête, la voici donc frappée à mort, déchue, ruinée. L’histoire singulière de cette ville donne à ce petit port un visage tragique qu’on découvre dans la vie de tous les jours" |
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Quelques années plus tard autour d’André Azoulay d’autres amoureux de l’ancienne Mogador vont se retrouver pour re donner vie à la ville de leur enfance. Récemment André Azoulay devenu conseiller de sa Majesté le roi Mohamed VI précisera au Matin: "Le jour où, avec quelques amis, nous avons décidé d'agir pour notre ville, nous ne l'avons pas fait à partir d'une réflexion ordonnée, scientifique ou planifiée. Nous l'avons fait à l'aveugle sans penser aux résultats qui sont les nôtres aujourd'hui. C'était incertain et presque désespéré et, pour dire la vérité, nous avons plutôt agi par instinct de conservation pour ne pas mourir. Pour que notre mémoire ne disparaisse pas". |
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C’est à travers son patrimoine et par la culture qu’Essaouira a retrouvé vie et la voie du développement précisait fin mars 2009 André Azoulay devant des étudiants de l'ISCAE de Casablanca et l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) de Paris réuni à Dar Souiri lors d’une conférence sur le thème "Culture et développement urbain"Grâce à sa vie culturelle et en particulier l’organisation de plusieurs festivals Essaouira est aujourd‘hui, malgré l’absence d’infrastructures à la hauteur, une destination touristique à part entière et un modèle en matière de développement par la culture a également précisé André Azoulay. Le festival Gnaoua au mois de juin est la locomotive de cette vie culturelle. |
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(c) Yvon Lachèvre 2011