Jour après jour d'Essaouira et d'ailleurs

 


De la Croix à St Fiacre
en passant par le port

 

  Des cheminées d'usines qui marquaient le bord de mer


Cet été pour animer la fête champêtre de la chapelle St Fiacre au Cabellou, un des quartiers résidentiels de Concarneau, René Troalain président de l’association souhaitait que je présente un des films que j’ai réalisé sur le monde de la pêche. J’ai finalement choisi de réunir des films anciens amateurs que j’avais récupéré au fil des ans et de monter une quinzaine de minutes sur le Concarneau des années 60/70.

Le film « De la Croix à St Fiacre, en passant par le port » devait être diffusé en boucle dans la chapelle mais il est vite apparu qu’une courte présentation s’imposait car si les « anciens » pouvaient s’y retrouver les touristes et les nouveaux venus auraient vite été perdus. Concarneau, quarante ans après, n’a pas gardé les traces de son passé, c’est une autre ville.

A Concarneau, en trois heures la projection a attiré 600 spectateurs. La preuve que le passé n’est pas mort, et moi non plus. Ouf ! Lire les comptes rendus presse

Le DVD est en vente 12 euros (port compris), payable par chèque ou par carte de crédit sur www.dvdlachevre.kingshop.com
A Concarneau il est en vente aux "quat'sardines" Galeribrairie, 17 avenue du Dr Nicolas, face au port de plaisance, à côté du restaurant "chez Armande"

 
"Je savais que les films tournés à Concarneau par le peintre Maurice Ménardeau dans les années 50-60 étaient avec sa seconde épouse. Je savais qu’elle habitait Port Louis et je mettais le cap sur Lorient lorsqu’une information complémentaire me parvenait. Mme Ménardeau  était mauricienne. Port Louis, oui, mais capitale de l’île Maurice. 
 
Nous engagions une correspondance. Elle m’écrivait au stylo à encre sur du beau papier bleu lorsqu’un reportage nautique m’entraîna vers l’Océan Indien. Je ne sais plus en quelle année mais c’était après que Florence Arthaud ait gagné la Route du Rhum. Elle était devenue une star et je me rappelle que sur la plage, devant l’hôtel, il y avait des paparazzi qui voulaient la « shooter » parce qu'elle était enceinte! 
 
J’étais aussi en pleine forme et je récupérais les bobines Ménardeau que je recopiais à Concarneau avant de les retourner à sa propriétaire comme je le faisais toujours. Pas question cependant qu’elles se perdent en affrontant les quarantièmes rugissants et c’est un vieux copain qui faisait la promotion du champagne Mumm lors des grandes manifestations sportives et particulièrement la Formule 1 qui me tira d’affaires. Il connaissait presque tous les pilotes d’avions des grandes lignes et c’est ainsi que les concarnoises en coiffe qui vendaient leur poisson à la cale aux voleurs ou entraient en Ville close en trottinant au sortir de l’usine sont reparties chez leur logeuse dans le cockpit d’un Boing 747".
 
     
Les thoniers sous voiles. Superbes.  
         
 

(c) yvon lachèvre 2011