|
|
essamog.fr |
|
|
Pâtisserie du Maâlem Driss
|
|
Pâtisserie Driss. L'adresse place Moullay Hassan (ancienne place Du Chayla) est dans tous les guides. C'est l'une des meilleures et certainement la plus ancienne. L'enseigne indique la date de 1928 et dans son dernier livre "Si Mogador était contée" Hamza Ben DrissOttmani raconte les débuts de cette institution locale. |
|
|
- Il s'appelle Si Driss de la place Du Chayla lui souffle t'on à l'oreille, ce que répète l'Amiral à son assemblée de notables ... le lendemain on se bousculait à l'entrée de la pâtisserie du Maâlem Driss. |
![]() |
|
|
La place telle que pouvait la voir Si Driss de sa pâtisserie au début du 20ème siècle. Le caoutchouc a beaucoup grandi depuis mais la place a gardé son charme. |
|
|||||||||||
|
A Essaouira il a longtemps été le seul pâtissier avec un juif qui faisait de bons gâteaux mais un peu secs et croquants comme ceux traditionnels des marocains. Chez Driss on trouvait les gâteaux du jour : croissants et pains au chocolat pour les petits déjeuners que l’on prenait sur place ou sur la terrasse du Café de France. L’après midi les pâtisseries étaient à la crème avec dessus de vraies amandes et non pas des cacahuètes. Comme en Europe il y avait aussi des grands gâteaux à partager en plusieurs parts mais souvent à partir de 16h l’étal était vide. A Noël sabots en chocolat et des œufs à Pacques. Un souiri se souvient y avoir acheté son premier gâteau avec sa première « paye ». "Mon père me donnait quelques fois un ou deux centimes mais le gâteau chez Driss c’était 20 centimes. Un jour, je devais avoir 8-9 ans, sur le port j’ai ramassé les sardines qui tombaient des paniers quand on les débarquait du bateau. Sur le quai j’ai vendu ma pêche 30 centimes et j’ai couru chez Driss. Je me suis assis devant la mosquée et j’ai dégusté tout doucement mon premier gâteau à la crème". Depuis le succès de la pâtisserie Driss ne s’est jamais démenti même quand des ouvriers du maâlem se sont installés à leur compte « et si jamais tu ramenais d’autres gâteaux parce qu’il n’en avait plus chez Driss, à la maison on te le faisait remarquer !» Des enfants juifs de l’époque évoquant leurs souvenirs se rappellent qu‘ils allaient en ville en calèche rendre visite à Driss "le meilleur patissier du monde. On y trouvait les meilleurs millefeuilles, les meilleurs baba au rhum et Driss nous donnait les restes de ses gâteaux quand il les avait coupés en morceaux ». Si Driss était bien connu de tous, très généreux. Pour le moussem des Hamadcha qui durait 3 jours il invitait tous les musiciens chez lui, parfois une centaine, pour le petit déjeuner du deuxième jour. Une tradition poursuivi par un de ses fils C’était un grand footballeur qui a fait partie de la première équipe souiri.et également un amateur de pèche. Il partait toujours avec 3 ou 4 copains, pour l’ambiance se souvient un souiri. |
|||||||||||
|
|