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Essaouira - La Rochelle - 10 ans de jumelage
 

Mai 2010 - Pour marquer 10 ans de jumelage Maxime Bono, maire de La Rochelle et son homologue souiri Mohamed El Ferraâ signeront le 22 mai une nouvelle convention dans le cadre des manifestions rochelaises organisées pour fêter l’évènement.

Au programme, un défilé de vêtements franco-marocain, une exposition des photos de Guy Genty, la projection du documentaire « Les damnés de la mer» réalisé par Jawad Rhalib, suivi par un dîner marocain tandis que toute la semaine les cantines scolaires auront servi des plats aux saveurs marocaines. En peinture les rochelais, amateurs et professionnels, exprimeront par ailleurs leur vision d’Essaouira…

Les grilleurs de poissons affichent leurs attaches

Dans le cadre de ce jumelage du 1er au 15 juillet 25 jeunes rochelais de l'école des Grandes Varennes séjourneront à Essaouira mais un jumelage permet également des rencontres entre les acteurs de l’économie. Au mois de février dernier une délégation du port de pêche de La Rochelle était ainsi en visite dans la cité des Alizés… à la recherche de poisson.

Au fil des années le port vendéen a perdu la plupart de ses bateaux et de leurs approvisionnements. Attirés par l’Espagne ou ils réalisaient de meilleurs ventes les chalutiers ont d’abord fréquenté les criées espagnoles avant d’être achetés par des armements franco-espagnols, c’est-à-dire espagnols! Aujourd’hui, comme de nombreux ports de pêche français, La Rochelle manque de matière première pour faire vivre sa criée et ses mareyeurs confirmait Pascal Bouillaud, directeur du port rochelais qui menait la délégation française. En échange du poisson souiri les professionnels rochelais pourraient participer à la formation des pêcheurs et des mareyeurs marocains aux normes européennes, aux normes de qualité, à la mise en place de démarches de valorisation des ressources halieutiques…

 
     

 

 

Essaouira, la crise aussi

   
Mars 2009 - Au Maroc le niveau de vie a augmenté au cours des dernières années mais la crise pourrait bien entraîner une diminution du pouvoir d’achat.

A la boucherie : une jeune femme demande des tripes pour 3,5 dirhams. Le boucher pèse pour 5 dh mais elle demande d’enlever 1,5 dh. Elle n’a pas davantage dans la main.

Une femme passe et demande pour 2 dh de viande. Le boucher refuse.

Une femme commande 5 dh de poulet. Elle fait mettre ça sur son compte.

Le boucher m’explique que c’est souvent ainsi en fin de mois. (nous sommes le 18 du mois!). L’année dernière il a supporté pour 2 millions d’impayés (20.000 dh)

1 euros = 11 dh

 

 

 

La saison de l'algue rouge

Juillet 2008- Chaque année pendant l‘été le ramassage des algues rouges est autorisée au Maroc. Très recherchée elle est transformée par l’industrie alimentaire et pharmaceutique. Le long des côtes elle occupe de très nombreux pêcheurs, y compris des femmes et des enfants. A Essaouira l’algue est récoltée à partir de quelques barques autour de l’île Mogador. Pour être bien reconnaissables par les autorités qui traquent les contrevenants* les barques abandonnent leurs traditionnelles couleur bleue et adoptent le jaune. Ils sont généralement 3 plongeurs à bord en plus du vireur qui ramène l’algue à bord à l’aide d’un compresseur. Chaque barque en une journée peut ramener jusqu’à 3 tonnes d’algues rouges (mouillées) mais après 4 ou 5 heures de plongée à 3, 4, ou 5 mètres de profondeur. A ce rythme les plongeurs ne peuvent travailler que quelques jours par mois. Au retour des camions attendent sur le quai pour embarquer la cargaison. Les recettes sont généralement partagées à égalité entre les plongeurs et le propriétaire de la barque.

* l’année dernière plusieurs personnes ont été condamnées à des peines de 1 à 3 mois de prison ferme pour défaut d’autorisation. En 2008 Thalassa le magasine de la mer de FR3 a consacré un reportage à cette pêche. On considère généralement que la ressource de l'algue rouge est en danger